Année 1809

7 février 1809 Dépôt de mendicité (voir 1° mars 1809)
On commence à bâtir, près de l’Enclos, le nouveau dépôt de mendicité dont l’Empereur a ordonné la formation par décret du 24 avril dernier. Ce bâtiment sera très vaste.

L’architecte Louis Combes a été chargé de la création de ce dépôt de mendicité, devant recevoir les errants et les filles libertines, à la place de l’ancien hôpital de la contagion, suite au décret impérial du 25 avril 2808. Il a été achevé en 1811.
Sur l’avenir de cet établissement, voir 1° avril 1827. Ce bâtiment est aujourd’hui le lycée Gustave Eiffel, cours de la Marne, ancienne Grande rue Saint-Jean.

15 février 1809 Halle aux vins
On publie un décret portant concession de terrain sur le port de Bordeaux, à la font de l’Or, pour y faire une halle aux vins. Cette concession est faite à un sieur Audebert que personne ne connaît et qui doit être un des 1000 intrigants qui rêvent de projets pour leur profit. J’oserais parier que ce projet de s’exécutera pas. Bâtir une halle aux vins quand cette denrée ne se vend pas !

15 février 1809 Précisions sur le buste de Tourny (voir 13 octobre 1807)
Le bel esprit parisien Joannet vient de publier l’éloge de Tourny pour lequel son beau-frère Mazois lui a fait obtenir le prix d’éloquence dans son académie. Cet ouvrage est très superficiel pour la partie historique et déclamatoire pour la partie littéraire. M. Lacour fils l’a orné d’un petit portrait de cet illustre intendant. La gravure en est assez bonne, mais on y remarque deux grandes inexactitudes. La première est dans les prénoms et qualités de M. de Tourny, l’autre dans le costume qu’on lui a donné. Ce magistrat s’appelait Louis Urbain Aubert marquis de Tourny ; le graveur l’a nommé Louis François seigneur de Tourny (note de Bernadau : On a eu la maladresse de ne pas ajouter le titre d’Intendant qui était l’objet de son éloge public). Il l’a ensuite coiffé d’une énorme perruque à la Louis XIV, tandis qu’il n’en avait qu’une ordinaire à Bourse et que c’est ainsi que sa tête est couverte dans le portrait qu’il existe à Bordeaux chez M. Dufau, notaire, portrait fait de son vivant pour M. Jarreau, négociant de Bordeaux que Tourny honorait de son amitié et qui est reconnu pour être très ressemblant. Nous croyons devoir ajouter que nous sommes le premier écrivain de Bordeaux qui ayions parlé de l’administration de cet illustre intendant, de manière à en rappeler le souvenir à ses ingrats administrés ; que nous avons fait connaître ce portrait au public par l’éloge du bulletin polymathique et que nous avons imprimé que la gravure devait en multiplier ses copies, en attendant qu’une statue fut élevée à ce grand administrateur. Ce voeu a déterminé la ville à faire faire son buste pour décorer la salle d’ assemblée du conseil municipal.

1° mars 1809 Dépôt de mendicité
On commence les fouilles du terrain sur lequel doit être bâti, à Bordeaux, le dépôt de mendicité créé par le Décret du 25 avril 1808. Cet édifice s’élèvera à côté de l’Enclos des pauvres, sur un emplacement de —- pieds en tous sens, ayant la façade sur la grande rue Saint-Jean et les cours sur la rue de Gratecap. En voyant le local et le plan du bâtiment, on peut dire que les mendiants seront trop bien logés. Mais leur nombre est bien grand !

14 mars 1809 Roues pour remonter le courant
Un artisan de Bordeaux, nommé Larquier, vient d’imaginer un appareil qu’il prétend capable de faire remonter les bateaux contre le courant de la rivière. C’est une roue qui s’adapterait au deux côtés d’un bateau et que le courant lui-même mettrait en mouvement pour produire son effet. Cette machine n’a pas paru, aux marins connaisseurs, capable d’atteindre le but proposé.

8 avril 1809 Jean-Baptiste Lynch, Maire
M. Fauchet, Préfet de la Gironde depuis quatre ans, part aujourd’hui de Bordeaux pour Florence dont il a obtenu la préfecture, et que l’on regarde comme un témoignage de défaveur en cour. La veille de son départ, il a installé M. Lynch dans sa fonction de Maire de Bordeaux (note de Bernadau : en remplacement de M. Lafaurie Monbadon, nommé Sénateur). Ce dernier magistrat est un ancien président aux requêtes du parlement, qui a épousé la fille du premier président de cette cour. C’est un homme connu par des moeurs douces, sans ambition, rempli de probité, mais extrêmement faible et sans vrais connaissances administratives. Il n’a exercé d’autres fonctions que celle de président du conseil général du département, fonction temporaire et presque de pure représentation.

Nommé conseiller général sous le Consulat, Jean-Baptiste Lynch (1749-1835) est nommé par l’Empereur maire de Bordeaux en 1808. Il devient ensuite comte de l’Empire et chevalier de la Légion d’honneur. Il est dévoué à Napoléon qui parle de lui comme l’un de ses meilleurs magistrats. On connaît son rôle, à Bordeaux, dans la restauration des Bourbons, qui sera longuement évoqué en son temps par Bernadau.

14 avril 1809 Le préfet Garry
Arrivée de M. Garry, membre de la Légion d’honneur, nommé à la préfecture de la Gironde et qui occupait auparavant celle du Tarn. On vante la probité, l’affabilité, l’amour du travail, l’esprit d’ordre et l’économie de cet administrateur; peut-être est-ce pour faire la critique indirecte de son prédécesseur.
A la vérité, M. Fauchet avait le goût de la dépense et laisse même encore des dettes à Bordeaux; mais il voyait l’administration en grand et, sous prétexte d’examiner ses détails, ne se laissait pas mener par ses subordonnés. M. Garry est le fils d’un ancien avocat, Capitoul à Toulouse. Il suivait lui-même la carrière du Barreau, lorsqu’il se jeta dans la révolution, en s’attachant à M. de Cambacérès qui le protégea constamment, sans pouvoir le faire lancer dans les hautes places qu’il guettait patiemment, sans hasarder de se rompre le cou pour y monter. Il était dans ces derniers temps membre du conseil des 500, où il a fait un rapport sur le code civil, lorsqu’il épousa la fille du sénateur de Pérè qui lui a apporté une grande fortune. Nous verrons ce qu’il en arrivera.

28 avril 1809 Travaux au couvent des Minimes
On commence les travaux au couvent des Minimes pour y établir provisoirement la Cour de justice criminelle de la Gironde. Je dis provisoirement, car le Palais de justice où seront réunis tous les tribunaux doit s’élever sur le terrain du château Trompette, cédé à la ville par le décret du 25 mars 1808. L’église des Minimes, où a siégé et péri Lacombe en 1794, sera la salle d’audience. Le greffe et les chambres pour le service de la cour seront construits à côté. On refait en conséquence tout le mur de façade sur la rue des Minimes et les maisons qui y étaient louées comme dépendances de ce couvent vont recevoir une autre destination. Les casernes de la gendarmerie, qui étaient depuis quatre ans dans une partie de ce local, vont en même temps être réparées et accrues.

Le couvent des Minimes était établi rue des Minimes, actuelle rue du Maréchal Joffre. La communauté se consacrait essentiellement à la prière et à la pénitence. Lors de la Révolution, ses biens sont confisqués.

3 mai 1809 L’ami Chaudon
J’informe le public liseur dans les journaux que les habitants de Mézin ont fait faire par souscription le portrait de M. Chaudon, auteur du Nouveau Dictionnaire Historique, qui a fixé depuis longtemps sa résidence dans cette petite ville du département du Lot-et-Garonne. Ce portrait a été placé solennellement dans la maison commune de Mézin. J’ai donné à ce petit événement un air de grande importance, attendue l’estime que me témoigne cet habile littérateur, depuis douze ans que nous sommes en correspondance littéraire et d’affaires.

Louis-Mayeul Chaudon (1737-1817) est surtout connu pour son Nouveau Dictionnaire historique paru en 1766, dont le succès surpassa toutes ses espérances. Il fut en effet imité ou traduit dans plusieurs langues et tout concourut à prouver sa supériorité sur ceux qui avaient paru jusqu’alors dans le même genre. En 1767, il publia le Dictionnaire antiphilosophique, dans lequel, tout en rendant justice au talent d’écrivain de Voltaire, il repoussait avec force ses attaques contre la religion. La Révolution le ruina presque et il fut donc dans la nécessité de chercher, à un âge avancé, de nouvelles ressources dans la vente de son Dictionnaire, dont il fit huit éditions. Il a aussi fait des publications dans le Bulletin polymatique du Musée de Bordeaux. Chaudon était très apprécié de ses concitoyens de Mézin, et cela devait être un homme particulièrement aimable pour pouvoir s’honorer de l’amitié de Bernadau.
C’est un peu plus tard, en juin 1817, qu’il annoncera la disparition de celui qui sera resté son ami depuis 1797, ce qui semble l’étonner lui-même : « Je dois observer ici que, depuis une vingtaine d’années, je suis lié par correspondance avec M. Chaudon, qui a eu la bonté de m’envoyer ses ouvrages », et un peu plus loin, il va jusqu’à parler de « correspondance suivie et très affectueuse » ! Le grincheux venait de perdre son ami et il se révélait, à cette occasion, un peu plus sensible que sa réputation ne le laissait penser.

9 mai 1809 Le pont sur la Garonne
Il n’était bruit l’an passé que du pont en pierre qui devait être construit sur la Garonne devant Bordeaux. Il devait avoir 14 arches et coûter 14 millions. Les sondes et mesures diverses de la rivière et des quais aboutissants avaient été relevées à cet effet par l’ingénieur des ponts et chaussées. Le plan qu’il avait fourni à ce sujet avait été adopté, à quelques petites corrections près, par le conseil d’administration des ponts et chaussées et les professeurs de l’école polytechnique. On n’attendait que l’approbation du ministre de l’intérieur et des fonds pour commencer ce grand travail, quand on a appris qu’il fallait se réduire à un pont en bois, pour la construction duquel l’Empereur avance en 1.200. 000 Fr. remboursables par le produit de la vente du terrain du château Trompette concédé à la ville par le décret impérial du 25 avril dernier. On ignore de quelle nature sont les obstacles survenus pour l’exécution du premier projet. Des connaisseurs prétendent qu’il est physiquement impossible de bâtir un pont solide et durable en pierre sur une rivière aussi profonde, ayant flux et reflux et qui est sujette aux grands accidents d’inondations, de glace et de débâcles comme la Garonne. Quoi qu’il en soit, il est bon de consigner que l’idée du nouveau pont en bois a été donnée et de la possibilité de sa réussite démontrée par Monsieur Lee, consul des États-Unis à Bordeaux. Il a fait exécuter en petit le plan de ce pont de bois qui est en ce moment exposé au Muséum de cette ville où il en a fait don, après l’avoir fait montrer par son domestique dans une baraque de Tourny, où l’on entrait moyennant 2 sous par personne. On dit que les ingénieurs des ponts et chaussées ont profité des idées de Monsieur Lee pour proposer au gouvernement le dernier plan qu’ils viennent d’adopter et dont les travaux vont s’exécuter incessamment, après quelques modifications qui lui ont été faites.
On craint généralement que ce pont n’occasionne dans la rivière l’augmentation des atterrissements qui s’y sont formés devant Bordeaux, depuis quelques années. Cela a toujours été l’objection faite aux projets nombreux en ce genre qui ont été proposés à l’autorité en divers temps. Le dernier de ces projets anciens est développé dans un mémoire que M. Chevalier, avocat à Bordeaux, a publié en 1778.

La progression des travaux du pont de pierre sera évoquée tout au long des Tablettes.

4 juillet 1809 Ernest, gendre de Corvisart
Il paraît depuis quelques jours un petit recueil de chansons et d’épitres badines sous le titre de « Tablettes perdues ». L’auteur qui fait vendre ce livret dans les maisons où il adresse une circulaire de compliments au maître se nomme Ernest. C’est le beau-fils du docteur Corvisart, le médecin du gouvernement, jeune libertin que sa famille méconnaît et qui vit ici en chevalier d’industrie, au moyen d’une place de scribe au bureau de la Marine. Il y a de la verve et de l’originalité dans beaucoup de ces pièces, toutes d’un genre un peu érotique. L’auteur doit être très familier avec ce genre, ayant toujours fréquenté les coulisses.
Il a mis, il y a quelques temps, au théâtre un petit opéra intitulé : Les époux de 15 ans qui s’est soutenu tout juste une semaine grâce à la musique agréable composée par Monsieur Bellini. Les Tablettes de M. Ernest resteraient perdues chez le libraire s’il n’avait eu la charlatanerie d’en endosser des exemplaires aux particuliers marqueurs à Bordeaux, auxquels il fait remettre, en même temps, une lettre imprimée pour les exhorter à continuer à se montrer amis des arts, en remettant 50 sous au colporteur qui leur présentera une de ces sus-dites Tablettes. C’est ce qu’on peut appeler demander l’aumône poétiquement.

11 juillet 1809 Montesquiana
Je viens d’annoncer un recueil dont je m’occupe depuis plusieurs années et qui sera intitulé Miscellanéana, ou Esprit des mélanges qui ont été publiés jusqu’à ce jour sous le titre d’Ana de divers auteurs, auquel sera joint un Montaniana et un Montesquiana (note de Bernadau : Il est étonnant que les Ana de Montaigne ou de Montesquieu n’aient pas encore été publiés. Nous suppléons à cette omission par des notices aussi curieuses qu’authentiques), avec des Tablettes relatives à l’histoire de Bordeaux.

Le Montesquiana de Bernadau est consultable sur : academie-montesquieu.fr

7 septembre 1809 Napoléon veut se démarier
On dit que Napoléon fait la guerre à son confrère d’Autriche, afin qu’il lui cède sa fille, celui de Russie lui ayant refusé une de ses soeurs. Il est question de se démarier avec sa femme Joséphine, parce qu’il veut avoir des enfants coûte que coûte. Il ne sera pas le premier ni le dernier souverain qui ait fait divorce et qui ait livré des batailles, pour finir par être cocu.

4 octobre 1809 Académie impériale à Bordeaux
Création d’une Académie impériale à Bordeaux composée des facultés des sciences, des lettres et de théologie. Le médecin Bel-esprit Desèze en est le recteur. Tous les professeurs sont nommés, sauf ceux de la faculté des sciences. Ces nouveaux docteurs s’appellent Desèze (le recteur) pour la philosophie : il est singulier qu’il professe et qu’il gouverne en même temps l’académie; Toucar-Doyen, curé de Saint-Pierre : il devrait se borner à diriger sa paroisse : c’est un ancien officier de cavalerie vendéenne; Fitte, pour la littérature française; Abbal pour la littérature latine : ce sont des professeurs au Lycée; Latapie, pour la littérature grecque, espèce de savant qui professerait tout ce qu’on voudrait pourvu qu’on le payât; Darnaud pour l’histoire, maître de pension très obscur et ignorant; Moutardier, chanoine, pour la théologie dogmatique ; Counes, ex cordelier, brocanteurs de livres, pour la morale ; Delort, chanoine, pour l’histoire et la discipline ecclésiastique: le seul homme de mérite entre ces trois théologues, mais un tantinet brouillon et impérieux.
Par la même décision, le Grand maître de l’Université impériale a métamorphosé en collège une pension assez obscure formée depuis quelques années à la Réole. Tout cela est bien loin de nos anciennes institutions scientifiques.

Les académies ont été  créées par le décret impérial du 17 mars 1808, en application de la loi du 10 mai 1806 organisant  l’Université impériale. La demande du premier recteur de s’installer avec ses commis dans les locaux du couvent de la Visitation (à l’emplacement de l’actuel musée d’Aquitaine) qui abritait déjà le lycée est repoussée par le conseil municipal en 1810. Jusqu’au milieu du XIXème siècle, les recteurs successifs sont donc obligés d’héberger leurs services à leurs domiciles personnels.
Paul-Victor de Seze (1754-1830), médecin et député, fut le premier recteur de l’Académie de Bordeaux, en 1809. Il était le frère de l’avocat Raymond de Sèze, et le père d’Aurélien de Seze, amant de George Sand.

15 décembre 1809 Divorce de Napoléon
La dissolution volontaire du mariage de l’Empereur Napoléon avec Joséphine Tascher-Lapagerie, veuve Beauharnais, a lieu aujourd’hui aux Tuileries. Les époux ayant fait appeler auprès d’eux le Prince Archi-chancelier, le ministre de la Justice et le chancelier d’État de la Maison impériale, l’impératrice-reine a déclaré que son union ne paraissant pas vouloir amener un successeur au trône, elle s’était décidée à faire dissoudre son mariage, par amour de la France et dans l’intérêt de son auguste époux. Celui-ci a ordonné au chancelier d’État de dresser acte de cette déclaration et a chargé le Prince Archi-chancelier de l’Empire de faire toutes les dispositions ultérieures en conséquence de cet acte, assurant son auguste compagne qu’il ne négligera rien pour la dédommager, par sa reconnaissance, du sacrifice qu’elle voulait bien faire en ce moment pour le bien de l’État. L’ex impératrice s’est retirée dans son château de Malmaison. On dit qu’elle sera remplacée par une soeur de l’empereur de Russie. Le clergé de Paris est sans doute préparé à faire sanctifier ce divorce, comme il l’a fait autrefois pour sept à huit rois de France qui ont trouvé les prêtres complaisants à approuver la dissolution d’un lien qu’ils disent cependant être indissoluble.
Il est avec le ciel des accommodements.

Voici la déclaration de Joséphine : « Avec la permission de notre auguste et cher époux, je dois déclarer que ne conservant aucun espoir d’avoir des enfants qui puissent satisfaire les besoins de sa politique et l’intérêt de la France, je me plais à lui donner la plus grande preuve d’attachement et de dévouement qui ait jamais été donnée sur la terre. Je tiens tout de ses bontés ; c’est sa main qui m’a couronnée, et du haut de ce trône, je n’ai reçu que des témoignages d’affection et d’amour du peuple français.
Je crois reconnaître tous ces sentiments en consentant à la dissolution d’un mariage qui désormais est un obstacle au bien de la France, qui la prive du bonheur d’être un jour gouvernée par les descendants d’un grand homme si évidemment suscité par la Providence pour effacer les maux d’une terrible révolution et rétablir l’autel, le trône, et l’ordre social. Mais la dissolution de mon mariage ne changera rien aux sentiments de mon cœur : l’empereur aura toujours en moi sa meilleure amie. Je sais combien cet acte commandé par la politique et par de si grands intérêts a froissé son cœur ; mais l’un et l’autre nous sommes glorieux du sacrifice que nous faisons au bien de la patrie ».

21 décembre 1809 Une flûte en cristal
On a fait hier au Muséum une flûte traversière fondue en cristal et d’une seule pièce. Cet instrument paraît avoir un son plus aigu que celui en bois. Il est quatre fois plus cher et cent fois plus fragile que ce dernier.

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