Saint-Seurin et Saint-Fort dans les Tablettes de Bernadau

Certains érudits du XIXe siècle, comme l’abbé Cirot de la Ville, pensaient encore que saint Fort, non seulement avait existé, mais ils l’avaient identifié comme étant Sigebert, comte de Bordeaux, que saint Martial déclare, dans son épître aux Bordelais, avoir été le premier évêque de la cité. Pour eux, le corps de saint Fort se trouvait bien dans la chapelle qui porte son nom, mais pas tout entier : il manquerait le bras droit sur lequel autrefois se faisaient des serments et qui aurait disparu pendant la révolution. Ernest Laroche ajoute : « Telle est la version orthodoxe, qui n’est certes pas admise par tous. D’aucuns, des parpaillots, ont longtemps prétendu que saint Fort n’a jamais existé ; d’autres ont penché à croire, en outre, que les serments se prêtaient jadis sur le bras – ou fort – de saint Seurin, exposé à la vénération des fidèles : c’est ce qui aurait donné naissance à un culte spécial et au pèlerinage annuel qui se continue. »

Le serment sur le Fort
Le culte de saint Fort se nourrit d’une autre ambiguïté : le serment sur le Fort. S’agissait-il de la dépouille de saint Fort (ou de saint Seurin) ? S’agissait-il du bras droit manquant de saint Fort (ou de saint Seurin) ? S’agissait-il de la châsse de saint Fort (ou de saint Seurin) ?
L’abbé Baurein a longuement disserté sur le sujet : « On lit, dans le paragraphe des anciennes Cou­tumes Gasconnes, que si deux témoins de la commune osent jurer sur le Fort Saint Seurin qu’un tel homme a commis un meurtre en leur présence, cet homme, par là même, demeure atteint et convaincu, et le Seigneur est obligé de le faire exécuter à mort sans attendre que l’accusé soit convaincu par son propre aveu. »
Le « serment sur le Fort » – qui signifierait le cercueil, le tombeau ou la châsse – de saint Seurin, était donc le plus solennel qui puisse exister et d’un plus grand poids que les autres, puisque celui qui était soupçonné de se parjurer aisément en d’autres occasions était cru lorsqu’il avait juré sur le Fort ; il se différenciait en cela du « serment sur le Plan », serment simple et sans formalité. C’est ainsi que, d’après Dom Devienne, quand le duc de Lancastre, oncle de Richard II, vint à Bordeaux prendre ses fonctions de lieutenant général en Guienne du roi d’Angleterre, il fut reçu par les plénipotentiaires des Trois-Etats de Guienne le 22 mars 1395 à la collégiale Saint-Seurin et il « jura, en leur présence, la main appuyée sur la châsse de saint Fort, de garder les franchises et libertés, les droits et coutumes des Bordelais, sans attenter le moins du monde à leur autonomie. »

Saint Fort : une supercherie ?
« Un saint qui a sa crypte, sa rue, dont tout le monde parle, vous n’allez pas nous dire qu’il n’a pas vécu, que c’est un ectoplasme, une vue de l’esprit, que l’on peut même songer à discuter de son existence » s’offusquait plaisamment Roger Galy.
Et bien oui, l’existence de ce saint est sujette à caution, ce qui n’a pas empêché que le culte de ses reliques ait été officiellement encouragé jusqu’au XIX° siècle. Robert Coustet rappelle que « c’est une bulle du pape Nicolas II, datée de 1289, qui recommande pour la première fois le culte des reliques de saint Fort conservées en l’église Saint-Seurin. Au XIVe siècle, le calendrier liturgique du diocèse de Bordeaux fixe sa fête aux 16 mai et, au XVe siècle, les serments solennels sont prêtés sur son autel. » En 1601, le cardinal de Sourdis authentifie les reliques de saint Fort, de même que Mgr d’Aviau en 1807 et le cardinal Donnet en 1847. Cependant, à partir du XVIII° siècle, on commença à douter de l’authenticité du personnage et les polémiques divisèrent les érudits jusqu’au début du XX° siècle. On aurait confondu le fort (sarcophage, tombeau) de saint Seurin avec une personne. « Il serait possible que ce saint Fort soit né d’une erreur d’interprétation, due à un scribe du XIII° siècle qui copia un texte où il était question, justement à Saint-Seurin, d’un serment sur le « saint fort » … Une lettre majuscule à Fort, et le personnage était créé. » explique Roger Galy.
Pourtant, les fidèles ont toujours distingué les reliques de saint Seurin et celles de saint Fort déposées dans la crypte, qui ont bénéficié d’une dévotion populaire. Pour certains, il n’est pas impossible que ce soit les chanoines de Saint-Seurin eux-mêmes qui, au XIIIe siècle, pour contrer les succès des ordres mendiants, composés de frères ayant fait vœu de pauvreté pour consacrer tout leur temps et leur énergie à la vocation de l’ordre, inventèrent saint Fort en en faisant un évêque et martyr du premier siècle, pour en retirer prestige et prébendes. « On tira alors de l’un des sarcophages des ossement qui furent attribués à un certain saint Fort. Le culte de ce nouveau venu se développa, surtout à partir du XIVe siècle, avec un tel succès qu’il parvint même à estomper le culte de Seurin.» (J. Gardelles)

Quoi qu’il en soit, si saint Fort ne peut pas être pris pour un tombeau, l’origine de son nom reste aussi mystérieuse que celle de l’inconnu dont on vénère les ossements. Il n’en reste pas moins que, dès la fin du Moyen Âge, saint Fort avait éclipsé Seurin dans la dévotion populaire : désormais, le culte de saint Fort à Bordeaux sera plus célèbre, plus populaire, plus général que celui de saint Seurin lui-même et, quand en 1783 on voit saint Fort donner son nom à la rue Putoye, on peut penser qu’il surpasse saint Seurin en pouvoirs dans l’imaginaire bordelais.

Saint-Seurin et Saint-Fort dans les Tablettes

9 février 1788 Cimetière de Saint-Seurin
L’architecte Laclotte, en faisant creuser des fondements à côté de l’église Saint-Seurin où était anciennement la chapelle de Saint-Étienne, a découvert à huit pieds du sol plusieurs tombeaux remplis d’ossements de grandeur ordinaire. Il y en avait un entouré de plomb sur lequel était sculpté une espèce d’écusson et un autre en beau marbre blanc. Un officier a acheté une médaille de cuivre de 1408 ans qu’on y a trouvée.

13 janvier 1810 Hommage à Beck
Tous les musiciens de Bordeaux, amateurs et artistes, ont fait célébrer dans l’église Saint-Seurin un service pour le repos de l’âme de M. Beck, leur doyen. Les personnes les plus distinguées par leurs fonctions et par leur goût pour les arts y avaient été invitées. Elles étaient au nombre de plus de 300, placées dans le choeur. Le restant de l’église était remplie de personnes des deux sexes, accourues en grand nombre malgré la rigueur de la saison, le thermomètre étant alors à 7° au-dessous de zéro.
Le choeur de l’église était tendu en noir; à la suite on avait élevé un grand catafalque très bien illuminé. Les musiciens étaient au-devant, au nombre de plus de 80 exécutants, sans compter beaucoup d’auxiliaires qui n’avaient pu se placer à l’orchestre, faute de partitions.
La cérémonie a commencé par l’ouverture composée en 1790 par Beck pour servir d’ouverture au drame du comte de Cominges. On a ensuite chanté la fameuse messe de Requiem de Jommelli et le De profundis de Gluck. Le clergé a fait solennellement sa petite cérémonie. On a fait aussi une collecte pour les pauvres, puis les musiciens ont congédié l’assemblée en lui jouant l’ouverture d’Orphée, magnifique composition du défunt, d’abord destinée à un ballet de ce nom et que l’on substitue, même à Paris, à l’ouverture du même opéra de Glück depuis que ce dernier ne peut plus se fâcher de cette petite modification.
J’ai publié dans le bulletin polymathique une notice sur M. Beck, attendu que le président Mathieu n’a pas osé faire imprimer l’oraison funèbre qu’il avait débité aux philomates dernièrement. Le paperassier Lhospital nous menace d’un éloge sur le même sujet; Il doit le faire imprimer lorsqu’on aura agréé le projet de buste qu’il projette de faire élever dans le foyer du Grand Théâtre. Cet homme a toujours des idées après tout le monde et se donne pour le plus solide protecteur des arts qu’il a déshonorés par ses écrits et par ses moeurs.
Franz Ignaz Beck (1734-1809) est un compositeur allemand ayant œuvré principalement en France, et surtout à Bordeaux où il s’installe vers 1763. À la demande du Maréchal de Richelieu, alors gouverneur de Guyenne en 1765, il se voit confier l’orchestre de l’Opéra des Fossés de l’Intendance avant de triompher au Grand-Théâtre de Bordeaux. Il exerce la même fonction jusqu’à sa mort en 1809.

16 avril 1829 Saint-Fort
Le maire de Bordeaux, pour faire sa cour aux prêtres, a transféré à après-demain la foire de St Fort et, ce qu’il y a de plaisant, c’est que ceux de Saint Seurin ont eux-mêmes renvoyé au lundi 18 la fête concélébrée dans cette église de temps immémorial le 16, en exposant à la vénération des fidèles les reliques du dit saint Fort. Cette petite exposition rend beaucoup d’argent à cette église. Les nourrices et les bonnes d’enfants y portent les marmots qui sont faiblement constitués, parce que le dit Saint Fort a la vertu de donner de la force à ceux qui lui font des offrandes. MM. Lamothe, dans la préface de leurs Commentaires des coutumes de Bordeaux, prouvent qu’on a pris pour un saint le nom de Forté donné à un reliquaire subsistant dans l’église Saint Seurin et sur lequel on faisait certains serments, d’après ces mêmes coutumes.
Selon la tradition locale, le fait d’asseoir les enfants sur le tombeau de saint Fort procurait des rondeurs aux filles et rendait les garçons virils ! Mais c’étaient surtout les maladifs qui faisaient l’objet de ce rite, comme l’évoque le Musée d’Aquitaine de 1823 : « Et tous les ans, quand le mois de mai nous ramène la fête du saint, les mères ou les nourrices d’enfants cacochymes viennent en foule visiter ce monument religieux. Elles font neuf fois le tour du tombeau, et à chaque tour elles passent légèrement sur la pierre sépulcrale l’enfant chéri dont l’état maladif les inquiète, espérant que leur dévot pèlerinage lui rendra la force et la santé ».
Le « serment sur le Fort » – qui signifierait le cercueil, le tombeau ou la châsse – de saint Seurin, était le plus solennel qui puisse exister et d’un plus grand poids que les autres, puisque celui qui était soupçonné de se parjurer aisément en d’autres occasions était cru lorsqu’il avait juré sur le Fort ; il se différenciait en cela du « serment sur le Plan », serment simple et sans formalité.

17 mai 1834 Saint Fort
Hier et aujourd’hui a eu lieu la foire de saint Fort à laquelle les gens des campagnes voisines accourent communément pour acheter des meubles de toutes espèces. Ils n’y sont pas venus parce que les vins se sont mal vendus et la foire a été mauvaise. À propos du saint dont elle porte le nom, nous observerons qu’il n’est pas fait mention de lui dans aucun martyrologe. Il n’en est parlé que dans le propre des saints du diocèse de Bordeaux. On y dit que c’était un évêque martyr, suivant une ancienne tradition. Mais rien ne vient justifier cette tradition. Il paraît au contraire probable, d’après ce qu’on en dit dans la préface du Commentaire sur la Coutume de Bordeaux par les frères Lamothe, qu’on a métamorphosé en saint un vieux reliquaire qui est dans l’église de Saint Seurin sur lequel on jurait dans certaines occasions et qu’on appelle Forte se vira sancti Severini, suivant des titres anciens. Au reste, les prêtres de cette église tirent encore partie de ce Saint Fort, en faisant passer et agenouiller les petits enfants qui sont faibles sur son autel, moyennant une aumône. La superstition met à profit même l’équivoque des noms de l’imposture.

18 février 1830 Portail de Saint Seurin
On achève un portail de l’église de Saint Seurin qu’on a substitué à un plus petit qui se trouvait comme plaqué devant ce bâtiment dont la façade occidentale paraît n’avoir jamais été achevée. On a singé sans goût, dans ce portail, l’ordre gothique suivi pour la construction de l’église, mais il paraît que l’architecte Poitevin n’y entendait pas plus que dans la fontaine royale et qu’il prend le singulier pour le beau. Ce portail et ses enjolivements ont coûté 45 000 F à la fabrique paroissiale.
L’architecte Pierre-Alexandre Poitevin a réalisé une façade de style néo-roman avec un nouveau porche masquant l’ancien. Le sculpteur de Bordeaux Dominique Félix Maggesi, va installer, entre autres, les statues de Saint-Seurin et de Saint-Amand sur la balustrade supérieure.

28 juin 1835 Vieilles légendes bordelaises
Nous consignerons ici comme anecdote locale les couplets suivants, chantés dans une fête de famille qui a eu lieu l’avant-veille de la Saint Pierre et à son occasion. Ils rappellent assez plaisamment d’anciennes croyances populaires qui se sont conservées jusqu’à ce jour, malgré leur absurdité.
….
Tout en célébrant ce grand saint,
N’oublions pas aussi un Confrère,
Martial, que le 30 juin
Le peuple de Bordeaux révère
Quand nos campagnes manquaient d’eau
On trempait en cérémonie,
Sa sainte crosse (A) à Figueyreau
Pour qu’elle fit venir la pluie.
On dit qu’un ogre (B), cantonné
Dans la vieille tour de Gassie (C)
Exigeait à chaque dîne
Pour dévorer, fille jolie.
Au lieu d’apporter ce tribut
A Martial on fit prière
Et l’ogre soudain disparut
Par la vertu du reliquaire
O toi, filleul de Martial (D)
Dont nous chantons aussi la fête
Promets que d’un ton amical
Chacun de nous te la souhaite.
Quand deux saints on veut célébrer
Il convient de pouvoir à plein verre
Comme si l’on faisait trinquer
Saint-Martial avec Saint-Pierre

Notes de Bernadau :
(A) Ce fragment du bâton pastoral du prétendu apôtre de l’Aquitaine est vénéré à Bordeaux sous le nom de verge de Saint-Martial. L’église de Saint Seurin le conserve de temps immémorial. On dit qu’elle l’emprunta au chapitre de Limoges pour chasser un diable qui s’était réfugié à Bordeaux dans une vieille tour de sa muraille et qui, de là, menaçait de souffler la peste sur cette ville, si les habitants ne lui donnaient chaque dimanche une fille qu’il dévorait dans la semaine. L’une des captives parvint à adoucir le monstre et, ayant appris de lui qu’il ne pourrait tenir devant le reliquat de Saint-Martial, elle informa de ce fait les habitants après l’avoir écrit sur une ardoise de sa prison qu’elle jeta adroitement de sa fenêtre. Ce reliquaire avait aussi la vertu de faire venir la pluie, si on le portait processionnellement à la fontaine de Figueyreau et qu’on le plongea dans le bassin en récitant certaines prières dont les chanoines de Saint Seurin avaient la formule. Ces processions de la verge de Saint-Martial sont indiquées dans les Chroniques bordelaises, et la dernière a eu lieu le 17 mai 1716.
(B) Certains prétendent que c’était un dragon volant.
(C) La tour de Gassie faisait partie de l’ancien palais de Lombrière et a été achevé de démolir en 1806.
(D) Un des convives se prénommait Martial, trois des autres s’appelaient Pierre, ce dont il est important d’avertir le lecteur ainsi que la postérité : il faut de l’exactitude, même en fait de chansons de table.

24 janvier 1841 L’abbé Cirot de La Ville
On publie en ce moment une notice sur l’église Saint Seurin de Bordeaux de 136 pages in-8. Quoique l’auteur de cet opuscule n’y ait pas mis son nom, toutes les bonnes âmes ont appris à qui l’a voulu savoir que c’était la production de M. Cirot, vicaire de cette paroisse, où il passe pour un très habile homme, surtout auprès des dévotes qui assistent à ses prônes. Sa notice est d’un ton plus mystique que scientifique. Les matériaux en sont empruntés à un livre sur le même sujet publié en 1759 par l’abbé Dumontet, intitulé Amusements de la piété dans la retraite, dans les Statistiques de la Gironde, et dans une description de la chapelle de Saint-Fort insérée dans un petit journal qui parut en 1824 sous le titre de Musée d’Aquitaine. La notice dont nous parlons n’a d’autre mérite que d’être purement écrite, mais deux choses en rendent la lecture passablement ennuyeuse : les longues descriptions d’objets du plus mince intérêt, historiquement parlant, et le peu de connaissances de l’auteur de Saint Martial que le peuple sollicitait. « Messieurs, leur répondit le gouverneur, êtes-vous sûrs de ne pas manquer le miracle que vous dites être constaté dans vos chroniques ? On ne fait plus la procession de la châsse de sainte Geneviève à Paris, quoique l’histoire parle beaucoup de sa vertu, de peur de faire rire les malins si l’opération ne réussissait pas. Le plus sûr est de ne pas la tenter. Croyez-moi, ajouta le malin vieillard, la verge de Saint-Martial n’a pas plus de vertu que la mienne … » Et la procession ne se fit pas.
Jean-Pierre-Albert Cirot de La Ville (1811-1891) fut ordonné prêtre en 1834. Professeur d’Écriture sainte à la Faculté de théologie de Bordeaux, Membre de l’Académie des sciences, belles lettres et arts de Bordeaux (président en 1858), docteur en théologie (1865), on lui doit quelques ouvrages, dont L’église Saint-Seurin de Bordeaux (sans nom d’éditeur, 1840) et plus tard : Origines chrétiennes de Bordeaux ou Histoire et description de l’église de Saint-Seurin, Bordeaux, Justin Dupuy et comp., 1867.

22 décembre 1844 L’abbé Cirot de La Ville
L’abbé Cirot de la Ville, le même qui a publié il y a deux ans une notice historique sur l’église Saint Seurin où il est vicaire, vient de faire imprimer le premier volume de l’histoire de l’ancienne abbaye de Notre-Dame de la Sauve. Il promet le second pour l’été prochain. Ce livre est beaucoup trop long pour une église de campagne. Il ne se vend pas. C’est un commentaire de ce qui est consigné dans le Galia Christiana et nos Antiquités bordelaises. Nos prêtres s’imaginent que tout le monde a les yeux tournés sur leurs œuvres parce que quelques dévotes les vantent.

13 octobre 1846 Critique du curé de Saint-Seurin
Le curé de Saint-Seurin publie une longue lettre dans nos journaux pour réfuter ce qu’a dit de peu révérencieux la commission des monuments historiques du département contre la prétendue relique de Saint Fort, qu’il soutient posséder dans son église et sur l’existence authentique de ce saint qui continue à faire des miracles. On voit bien que ce prêtre prêche pour sa paroisse mais son sermon ne paraît pas devoir faire fortune.

Sur Saint-Fort, voir Colle Michel, Contes et Légendes du Vieux Bordeaux, Pimientos, 2014